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Beat Assailant

Publié le 16 Octobre 2014, 16:22pm

Adam Turner, plus connu sous son nom d'artiste Beat Assailant, est indéniablement le rappeur américain le plus parisien des MCs de l'oncle Sam. Aprés quatre albums, il s'attaque au théme de l'urbanité et de ses inconvénients. Visite guidée de Paris en version originale rythmée par les sons electro Hip Hop du Beat Assaliant.

Quel facteur predestinait Adam Turner à atterrir à Paris ? Pas beaucoup d'élément en fait, mis à part sa passion pour le son et son envie de changer de cadre de vie. " J'ai aimé Paris, dès ma première visite. Je me sens bien dans cette ville. Je ne peux pas comparer la France et les Etats Unis, car je ne connais ni l'intégralité des Etats Unis, ni celle de la France. Je peux juste dire que Paris est très différent d'Atlanta, et c'est ce que j'aime. La musique n'y est pas vraiment différente. Mais les paysages, la culture et le langage sont le jour et la nuit."

Né à Miami, Beat Assaliant a grandi en Géorgie, à Atlanta, un berceau majeur du Hip Hop US avec des artistes reconnus mondialement comme Jermaine Dupri, TLC, Outkast, Ludacris, ou plus récemment tel TI ou Young Jeezy, mais également une ville initiatrice de nouveaux mouvements du genre comme le Crunk ou le Dirty South. Loin des clichés du rap du Sud américain, le jeune Adam est plus inspiré par le mouvement des Native Tongue."Atlanta est une ville musicale pleine de créativité. J'ai grandi dans cet environnement, qui était formidable. J'ai toujours aimé le Hip Hop. J'ai commencé à écouter des groupes comme A Tribe Called Quest et De La Soul. C'étaient des artistes auxquels je pouvais m'identifier. Ce n'étaient ni des gangsters, ni des super héros. C'étaient juste des gars normaux, qui faisaient ce qu'ils aimaient."

Pour son nouvel album, l'artiste a choisi de se concentrer sur le théme de la ville, d'où son titre "City Never Sleeps" "Ce titre parle de la vie en ville de nos jours. Les villes sont de plus en plus noires de monde. La technologie nous rend plus proche les uns des autres, mais nous isole en même temps un peu plus de jour en jour. C'est une époque compliquée. Je voulais raconter une histoire sur cela de mon point de vue."

Pour la bande sonore de ce conte des temps modernes, Beat Assaliant a créé un univers musical à forte inspiration électro, mais qui préserve le groove des précédents albums. L'originalité de cet album réside surtout dans la présence du plasticien Jean François Rauzier, qui s'occupe de l'illustration de la pochette. Créateur de l'Hyperphoto, la pochette donne une vision à 360 degré de New York en plusieurs volets, afin de démontrer l'effervescence de la ville et les propos du rappeur sur les turpitudes de la vie urbaine.

Beat Assailant
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